6 types de partenaires de JJB que tu connais forcément

Si tu fais du Jiu-Jitsu Brésilien depuis quelque temps, tu l’as forcément remarqué : peu importe le club dans lequel tu t’entraînes, tu finis toujours par retrouver les mêmes personnages.

Le mec qui transforme chaque round en finale des Worlds, celui qui pourrait enchaîner dix rounds sans respirer ou encore le fameux « débutant » qui oublie de te dire qu’il a fait huit ans de lutte…

Si tu t’entraînes régulièrement, tu vas probablement reconnaître quelques personnes.

Peut-être même toi.

1. Le bourrin

Tu le connais.

Avant même que le chrono démarre, tu sais déjà que les cinq prochaines minutes ne vont pas être tranquilles.

Avec lui, chaque grip est pris à 100 %. Chaque position doit être gagnée à 100 %. Et si tu as le malheur de commencer à passer sa garde, tu viens probablement de déclencher quelque chose.

Le round du mardi soir à 20h vient soudainement de se transformer en finale des Worlds.

Le pire ?

À la fin, il te serre la main comme si rien ne s’était passé.

Pour lui, chaque roll est une finale.

2. Le « tranquille »

Il arrive vers toi avec le sourire.

« Vas-y, on roule léger. »

Tu acceptes.

Les dix premières secondes se passent bien. Vous bougez tranquillement, personne ne force, tout va bien.

Puis tu passes sa garde.

Et là, bizarrement, le concept de « rouler léger » disparaît complètement.

Il accélère.

Tu accélères.

Il accélère encore.

Deux minutes plus tard, vous êtes tous les deux en train de vous battre comme si une médaille était en jeu.

Tout ça avait pourtant commencé par :

« On roule tranquille. »

3. La machine

Tu viens de terminer ton quatrième round.

Tu es assis contre le mur, ta bouteille à la main, en train d’essayer de retrouver une respiration normale.

Tu regardes à côté de toi.

Lui ?

Il est debout.

Il vient également de faire quatre rounds, mais pour une raison inconnue, il a exactement la même tête qu’au début de l’entraînement.

Pas essoufflé.

Pas fatigué.

Rien.

Et évidemment, il prononce la phrase que tu ne voulais surtout pas entendre :

« T’en refais un ? »

Tu ne sais pas ce qu’il mange, comment il s’entraîne ou même s’il possède des poumons humains.

Mais son cardio n’a visiblement aucune limite.

4. Le coach

Ce n’est pas ton professeur.

Mais ça ne l’empêchera absolument pas de te coacher pendant votre round.

Tu prends son dos ?

Il t’explique ce que tu devrais faire.

Tu attaques une soumission ?

Il te donne une petite correction technique.

Tu verrouilles complètement la soumission ?

Il continue quand même son explication.

Parfois, tu te demandes presque lequel de vous deux est en train de travailler.

Le plus impressionnant reste sa capacité à analyser ta technique alors qu’il est lui-même dans une situation catastrophique.

Un vrai passionné.

5. Le chasseur de soumissions

Lui, les points, ça ne l’intéresse pas.

Contrôler une position pendant plusieurs secondes ?

Beaucoup trop ennuyeux.

Il veut une seule chose :

te soumettre.

Un bras dépasse légèrement ? Il attaque.

Ton cou devient accessible pendant une demi-seconde ? Il attaque.

Tu fais une erreur avec ta jambe ? Mauvaise nouvelle.

Il pourrait choisir l’option la plus simple, stabiliser sa position et continuer tranquillement.

Mais non.

Pourquoi faire simple quand tu peux tenter une soumission sortie de nulle part ?

Au moins, avec lui, tu restes concentré.

6. Le « débutant »

Probablement le plus dangereux de cette liste.

Tu vois un nouveau arriver au club.

Gi neuf.

Ceinture blanche neuve.

Il a l’air plutôt tranquille.

Tu lui demandes :

« Ça fait longtemps que tu pratiques ? »

Il te répond :

« Non, c’est mon premier cours. »

Tu te dis donc que tu vas rouler doucement, lui montrer quelques positions et éviter de mettre trop d’intensité.

Le round commence.

Il attrape tes jambes.

Et soudain…

Tu voles.

Quelques minutes plus tard, tu apprends finalement qu’il a fait huit ans de judo.

Ou cinq ans de lutte.

Ou qu’il fait du MMA depuis trois ans.

Mais techniquement…

C’était bien son premier cours de JJB.

On en connaît tous un

C’est aussi ça qui fait le charme d’un club.

Tu viens pour apprendre, progresser et accumuler des heures sur le tatami, mais tu finis surtout par partager tes entraînements avec des dizaines de profils complètement différents.

Certains vont te faire progresser.

Certains vont te faire rire.

Et certains vont probablement essayer de transformer ton échauffement du lundi soir en finale des Worlds.

Alors maintenant, la vraie question :

Lequel tu as dans ton club ?

KEEP ROLLING.

ROLL.